La propreté publique
Le défi

Le défi

Les déchets sauvages et dépôts clandestins existent probablement depuis toujours mais avec l’avènement de la consommation ‘on the go’ (hors foyer), de la multiplication des emballages et la mentalité du « tout, tout de suite », le problème s’est largement amplifié.

Aujourd’hui, les dommages liés à la malpropreté ont des répercussions non seulement sur l’environnement mais également au niveau social et économique (les 3 piliers du développement durable).

Des répercussions au niveau environnemental

La malpropreté publique nuit à l’environnement. Les déchets abandonnés contribuent à polluer les sols, l’eau et menacent la biodiversité.

Les déchets abandonnés ne disparaissent pas mais se dégradent à un rythme qui dépend fortement de leur composition en libérant leurs composants chimiques dans les sols et les eaux. Les déchets sauvages sont également susceptibles de boucher les avaloirs et de provoquer des inondations et des risques d’aquaplanage.

Qui plus est, ces détritus peuvent être ingurgités par les animaux et entrainer leur mort. C’est le cas pour des animaux domestiques tels que des bovidés qui, lorsqu’ils mangent, avalent malencontreusement des débris métalliques ou plastique qui peuvent provoquer des occlusions intestinales ou des perforations d’organes vitaux. Mais c’est le cas aussi pour de nombreux animaux sauvages. En effet, l’autopsie de nombreux cadavres d’animaux sauvages a mis en évidence la présence de déchets dans leur estomac.

Au niveau social

La malpropreté a également un impact sociétal non négligeable. Ainsi, un cadre de vie ‘pollué’ provoque un sentiment d’insécurité et est propice à favoriser un climat criminogène.

Un cadre de vie dégradé peu avoir non seulement un impact sur l’attractivité d’un quartier pour ses citoyens mais également pour les touristes. Pour une commune, la propreté publique est une carte de visite importante pour attirer et conserver ses citoyens, au même titre que la présence d’espaces verts ou de lieux récréatifs de qualité.

Au niveau économique

Le maintien de la propreté publique représente un coût élevé pour les autorités publiques (communes, provinces, région…). Il n’existe pas de chiffre précis à l’échelle régionale mais une fourchette de 10 à 20 euros par habitant par an peut certainement être considérée comme un ordre de grandeur réaliste.  

Ce coût important est supporté par l’ensemble de la collectivité et ce, au détriment d’autres dépenses d’intérêt public. 

Même si le maintien de la propreté public aura toujours un coût (curage des avaloirs, vidange des poubelles publiques, enlèvement des feuilles mortes…), il est possible de le réduire sensiblement, d’une part, en sensibilisant la population à adopter un comportement plus ‘propre’ et, d’autre part, en optimisant les services existants.