La propreté publique
Le défi

Le défi

Les déchets sauvages et dépôts clandestins existent probablement depuis toujours mais avec l’avènement de la surconsommation, du suremballage et la mentalité du « tout, tout de suite », le problème s’est largement amplifié.

Aujourd’hui, les dommages liés aux déchets sauvages ont des répercussions non seulement sur l’environnement mais également au niveau social et économique (les 3 piliers du développement durable).

Des répercussions au niveau environnemental

Le premier domaine de répercussion des déchets sauvages est bien entendu l’environnement. C’est également le plus visible. Les déchets tels que les canettes, mégots de cigarettes et déchets alimentaires menacent directement toutes les formes de vie sauvage car il arrive très fréquemment que les animaux ingurgitent ces déchets. Les détritus jetés contribuent aussi à polluer les sols, l’eau et à menacer la biodiversité.

À titre d’exemple, un mégot jeté peut polluer 500 litres d’eau. Un litre d’huile de vidange peut couvrir 1000 m² d’eau et ainsi empêcher l’oxygénation de la faune et de la flore sous-marine pendant plusieurs années. De plus, rejetée dans le réseau des eaux usées, l’huile usagée colmate les filtres dans les stations de traitement de l’eau et perturbe les processus d’épuration biologiques. Les déchets sauvages bouchent également les avaloirs et provoquent inondations et risques d’aquaplanage.

Au niveau social

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que les déchets sauvages ont également un coût social direct. Les environnements pollués provoquent un sentiment d’insécurité et sont associés à un taux de criminalité plus important. La présence de déchets peut également avoir un impact négatif sur le bien-être personnel.

Au niveau économique

Quant au coût financier du nettoyage des déchets sauvages, il est non seulement extrêmement élevé mais il est, de plus, supporté par l’ensemble de la collectivité. Saviez-vous qu’en 2015, rien que sur les autoroutes et les principales routes nationales wallonnes, le ramassage des déchets a coûté environ 7,5 millions d’euros.