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Lutte contre la malpropreté autour des bulles à textile

Ce lundi 20 août a débuté à La Louvière, Tubize, Ans et Namur, une campagne inédite reprise sous le label « Wallonie Plus Propre » et organisée en collaboration avec les collecteurs Oxfam, Les Petits Riens et Terre. En utilisant les codes du langage policier, la campagne « Scène de crime » entend interpeller le grand public afin de l’inciter à une bonne utilisation des bulles à textiles. 

Quelques chiffres

15% de déchets indésirables dans les bulles à textiles, c’est trop ! Par « déchets indésirables », on entend par exemple des langes souillés, des tontes de pelouses, des bouteilles cassées… et même quelquefois des chatons vivants, voire des dentiers !

Quand on sait que plus de 27.500 tonnes de textiles sont collectées chaque année en Wallonie et à Bruxelles par les opérateurs, en grande partie via un réseau de 4.100 bulles à textiles sur ce territoire, cela donne des chiffres de déchets indésirables vraiment trop importants.

On estime que 5% de cette collecte sont revendus en seconde main, 55% prennent le chemin de l’export, 25% sont recyclés en chiffons d’essuyage ou nouveaux textiles, le reste (15%) étant incinéré avec récupération de chaleur.

Du fait de la présence de déchets indésirables dans et autour des bulles à textile, les opérateurs qui collectent les textiles usagés doivent supporter aujourd’hui un surcoût annuel de l’ordre de 700.000 euros !

Des enjeux financiers importants

Les déchets autour et dans les bulles à textile engendrent des problèmes à deux niveaux :

  • Autour des bulles : le nettoyage des immondices aux alentours des bulles représente un coût important supporté par la commune et ses citoyens. Il s’agit d’un budget qui aurait pu être utilisé pour les écoles, l’entretien des routes ou encore l’amélioration du cadre de vie.
  • Dans les bulles : près de 15% du contenu des bulles à textiles sont constitués de déchets indésirables, comme des ordures ménagères par exemple.

« Ces incivilités représentent une lourde charge financière (coût de collecte et de traitement) pour les entreprises d’économie sociale, labellisées Solid’R, qui collectent les textiles usagés. Celles-ci disposent dès lors de moins de moyens pour réaliser leurs actions sociales : réinsertion professionnelle, aide aux personnes sans domicile, coopération Nord-Sud, etc. » explique Virginie Detienne, Coordinatrice et Chargée de Missions pour la filière Textiles chez RESSOURCES. « C’est pourquoi nous insistons également pour que les vêtements déposés dans les bulles Solid’R soient en bon état, propres, secs et dans un sac bien fermé ».

La campagne

La campagne qui démarre aujourd’hui est constituée de plusieurs actions qui se complètent mutuellement.

Un spot radio est diffusé durant une semaine sur Vivacité. Il s’agit d’une bande annonce visant une réalité qui dépasse la fiction. 

Une vidéo « teasing » est diffusée simultanément sur les réseaux sociaux.

Enfin, des «scènes de crime » seront mises en place autour de 43 bulles à textiles situées dans les 4 communes concernées  : délimitation d’un périmètre de sécurité avec des rubans de type Rubalise, mise en place de panneaux, et présence de cadavres…de déchets. Les citoyens présents à proximité des sites de bulles concernées recevront dans leur boîte aux lettres un petit prospectus les informant de l’action menée.

 

Les messages sont de 2 types :

  • Appel à la responsabilité personnelle de chacun : respectez les règles de tri (rappelées sur les bulles à textiles), pensez au personnel qui trie à la main le contenu des bulles, débarrassez-vous de vos déchets résiduels ménagers en utilisant les sacs et conteneurs proposés par votre commune et, pour les autres déchets, rendez-vous dans un recyparc ou une ressourcerie.
  • Répression : les communes mèneront des actions de répression accrues autour des bulles à textiles. Pour rappel, tout dépôt clandestin est passible d’amendes qui peuvent s’élever jusqu’à 350 euros.

« Par cette campagne volontairement interpellante, nous souhaitons attirer l’attention du grand public par rapport aux déchets en « tout genre » qui sont soit déposés autour des bulles à textiles, soit jetés dans ces dernières comme s'il s’agissait de poubelles. Ce sont là des comportements inacceptables dont les conséquences sont par ailleurs coûteuses pour la collectivité», commente Benoit BASTIEN,  Responsable de Be WaPP.

« Scène de crime » est reprise sous le label « Wallonie Plus Propre » et organisée en collaboration avec les collecteurs Oxfam, Terre et Les Petits Riens (labellisés Solid’R et membres du réseau Ressources).


Collecteurs Oxfam, Terre et les Petits Riens