La propreté
publique

Les déchets sauvages et dépôts clandestins existent probablement depuis toujours mais avec l’avènement de la surconsommation, du suremballage et la mentalité du « tout, tout de suite », le problème s’est largement amplifié.

On entend souvent parler de l'un et de l'autre mais que signifient ces termes exactement ?

On appelle "déchet sauvage" tous types de "petits" détritus/résidus "jetés" ou "laissés tomber par inadvertance" sur la voie publique. Il peut s'agir d'emballages de nourriture ou de boisson, de chewing-gums, de mégots de cigarette, de trognons de pomme, etc. Ce type de déchet est souvent généré par une consommation à l'extérieur.

On parle de "dépôt clandestin" lorsqu'une personne se débarrasse de ses ordures intentionnellement dans le but d'éviter de payer une taxe ou de passer au parc à conteneurs (recyparcs). Les termes "décharge", "décharge publique", "dépôt illégal de déchets" et "dépôt d’immondices" sont également couramment utilisés. Les déchets concernés sont le plus souvent des sacs d'ordures ménagères, des pneus usagés, des déchets de construction, des vieux meubles, bref différents types d'encombrants.

Les enjeux

Aujourd’hui, les dommages liés aux déchets sauvages ont des répercussions non seulement sur l’environnement mais également au niveau social et économique (les 3 piliers du développement durable).

Des répercussions au niveau environnemental

Le premier domaine de répercussion des déchets sauvages est bien entendu l’environnement. C’est également le plus visible. Les déchets tels que les canettes, mégots de cigarettes et déchets alimentaires menacent directement toutes les formes de vie sauvage car il arrive très fréquemment que les animaux ingurgitent ces déchets. Les détritus jetés contribuent aussi à polluer les sols, l’eau et à menacer la biodiversité.

À titre d’exemple, un mégot jeté peut polluer 500 litres d’eau. Un litre d’huile de vidange peut couvrir 1000 m² d’eau et ainsi empêcher l’oxygénation de la faune et de la flore sous-marine pendant plusieurs années. De plus, rejetée dans le réseau des eaux usées, l’huile usagée colmate les filtres dans les stations de traitement de l’eau et perturbe les processus d’épuration biologiques. Les déchets sauvages bouchent également les avaloirs et provoquent inondations et risques d'aquaplanage.

Au niveau social

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que les déchets sauvages ont également un coût social direct. Les environnements pollués provoquent un sentiment d’insécurité et sont associés à un taux de criminalité plus important. La présence de déchets peut également avoir un impact négatif sur le bien-être personnel.

Au niveau économique

Quant au coût financier du nettoyage des déchets sauvages, il est non seulement extrêmement élevé mais il est, de plus, supporté par l'ensemble de la collectivité. Saviez-vous qu'en 2015, rien que sur les autoroutes et les principales routes nationales wallonnes, le ramassage des déchets a coûté environ 7,5 millions d'euros.

Les sanctions

Abandon et jet de mégot de cigarette, de canette ou de chewing-gum, il faudra désormais faire très attention.

Afin de lutter contre les délits environnementaux les plus courants et dissuader les auteurs, le Gouvernement wallon a revu certaines sanctions à la hausse :

  • En cas d'incinération de déchets ménagers en plein air ou dans des installations non conformes aux dispositions du décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets, à l'exception de l'incinération des déchets secs naturels provenant des forêts, des champs et des jardins, telle que réglementée par le Code rural et le Code forestier : 150 euros ;
  • En cas d'abandon de déchets, tel qu'interdit en vertu du décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets, en ce compris les dépôts qui affectent les cours d'eau :
  • 50 euros en cas de non-respect de l'autocollant apposé sur une boîte aux lettres pour prévenir la production de déchets de papier publicitaire ;
  • 50 euros en cas d'abandon d'une déjection canine ;
  • 100 euros en cas d'abandon de mégot, de canette ou de chewing-gum [A.G.W. 17.12.2015 entrée en vigueur 01.01.2016];
  • 150 euros en cas d'abandon d'un emballage, d'un sac poubelle, d'un bidon d'huile usagée, d'un récipient ou un fût de 200l même vide, de déchets inertes seuls ou en mélange générés par les travaux de transformation réalisés par des non professionnels, de déchets amiantifères ;

Le produit de ces sanctions sera notamment reversé au Fonds pour la Protection de l’Environnement, section incivilités environnementales.

Le temps de dégradation des déchets

Quand on  demande aux  enfants pourquoi ils ne doivent pas jeter leurs déchets par terre, ils répondent tous "parce que ça pollue la nature".

Mais au fait, que veut dire concrètement l'expression "polluer la nature" ? Et combien de temps mettent nos déchets à disparaître entièrement lorsqu'ils sont jetés dans cette nature ?

Les premiers à souffrir de notre manque de civisme environnemental sont les animaux. Qui n'a pas vu ces baleines échouées sur la plage avec une trentaine de sacs plastiques dans l'estomac ? Ou bien encore cette tortue qui souffrait le martyre avec une paille dans la narine. Sans parler des vaches qui doivent parfois vivre avec un aimant dans l'estomac pour attirer tous les détritus métalliques qu'elles ingèrent en broutant l'herbe.

Les  déchets que nous jetons  contribuent aussi à polluer les sols, l’eau et à menacer la biodiversité.  Un mégot jeté au sol peut polluer jusqu'à 500 litres d’eau.

Le problème des détritus jetés dans la nature est qu'ils mettent énormément de temps à disparaître complètement, à se "dégrader". Mais combien de temps exactement ?

N'hésitez pas à tester vos connaissances !

Déchet sauvage ou dépôt clandestin, saurez-vous faire la différence ?

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